Destruction nids de guêpes et frelons

Comprendre pour mieux traiter

  • Expertise du site infesté : 
    • Identification de l’insecte présent
    • Vérification des zones d’installation des nids
    • Prise en compte des contraintes du site

Protocole d’intervention détaillé

  • Équipement du technicien et sécurisation du site
  • Traitement adapté à la zone d’infestation en croisant les méthodes alternatives et biocide
  • Enlèvement et récupération du nid pour destruction

Les abeilles, guêpes, frelons communs et frelons asiatiques font tous partie de la même famille d’insectes volants : celle des hyménoptères. Bien que précieux pour la biodiversité dans leur rôle de pollinisateurs, ils peuvent représenter un danger immédiat pour la santé humaine et nécessitent donc une vigilance accrue.

 

Lorsqu’un essaim ou un nid est repéré il est nécessaire de nous contacter pour programmer une intervention, pour un déplacement ou une destruction, afin de vous préserver des risques de piqûres, d’allergie et autres problématiques.

Comment savoir à quel type d’hyménoptère l’on a affaire ?

 

Avant toute intervention, il est primordial de bien identifier le type d’insecte concerné :

 

Frelons asiatiques

Il est principalement noir avec une large bande jaune-orangée sur le 4e segment de l’abdomen et un fin liseré jaune sur le premier segment. Les pattes sont noires sur la partie supérieure et jaune sur la partie inférieure.

Une colonie annuelle est composée d’une reine, qui peut mesurer jusqu’à 3 cm environ, et de 1000 à 1500 ouvrières (d’environ 1,5 à 2,5 cm) et d’une dizaine de milliers de larves. Elles peuvent s’installer dans différents supports et hauteurs.

C’est un insecte social diurne, il cesse toute activité à la tombée de la nuit (ce qui n’est pas le cas du frelon commun). Il est prédateur d’autres hyménoptères sociaux, notamment l’abeille domestique, et d’insectes divers (papillons, mouches, araignées…).

 

De nombreux risques sont liés à sa présence :

– apicoles : déprédation sur les ruchers, réduction de la capacité de production et de la capacité de la colonie à constituer ses réserves, probable amplification des problèmes sanitaires

– agricoles : réduction de la pollinisation sur fruits rouges en période estivale, dégâts sur fruits

– humains : défense collective du nid, risque d’attaques à proximité ou lors de dérangement des nids (taille de haie, utilisation de tondeuses ou tronçonneuses à proximité)

– environnementaux : atteinte à la biodiversité : risque pour les pollinisateurs sauvages

– Destructions des nids des insectes sociaux

 

Nids primaires et nids secondaires

Le frelon asiatique peut construire deux nids en cours de saison : un primaire, aussi appelé pré-nid, suivi d’un secondaire. Le nid primaire est construit par la reine fondatrice à la sortie de son hibernation. Celui-ci est plus simple à détruire car il est de taille petite et souvent à portée de main.

Si l’endroit où est installé le pré-nid ne permet pas la croissance de celui-ci, les ouvrières vont alors créer un nid secondaire pour permettre le déménagement de la colonie. Le volume d’un nid secondaire peut aller jusqu’à 80 cm de diamètre.

L’intervention est souvent prise en charge par votre collectivité, rapprochez-vous d’eux avant de nous contacter.

 

Frelons communs

Le frelon commun, ou frelon européen, est reconnaissable par son abdomen jaune, strié de noir. La tête et le thorax sont plutôt roux et les pattes sont brunes.

La reine peut atteindre la taille de 4 cm. Les autres membres de la colonie du frelon européen sont de taille plus réduite, variant entre 1,8 et 2,8 cm.

La colonie du frelon européen compte en moyenne une centaine d’individus, et atteint son apogée vers la mi-septembre. À l’arrivée des froids d’automne, elle périt. Seules persistent les jeunes femelles qui ont été fécondées, et qui généreront les nouvelles colonies.

C’est un insecte carnivore. Il se nourrit essentiellement de mouches, mais également de papillons, guêpes, chenilles, sauterelles, criquets, plus rarement les abeilles. Le frelon commun a le mérite de s’attaquer à la fausse teigne de cire, un insecte qui nuit considérablement aux ruches, en s’attaquant aux rayons de cire.

 

Guêpes

Comme les frelons, il existe plusieurs types de guêpes, notamment la guêpe commune (Vespula vulgaris) ou la guêpe germanique (Vespula germanica), qui sont des guêpes sociales organisées autour d’une reine, et dont les femelles peuvent nous piquer pour défendre la colonie. Les guêpes solitaires, elles, sont moins à craindre car moins agressives. Au printemps les reines vont débuter la construction du nid, qu’elles peuvent installer dans toutes sortes d’abris ou de cavités (sous les combles, gouttières, arbre creux, mur fissuré, etc.), mais aussi creuser des galeries dans la terre.

Si vous constater la présence d’un nid de guêpes à proximité ou à l’intérieur de votre habitation, il est plus prudent de le faire disparaitre.

Différences majeures entre guêpes et abeilles :

  • L’aspect :le corps de la guêpe est moins poilu que celui de l’abeille, sa taille est plus fine et elle est dotée de trois parties principales : la tête, le thorax et l’abdomen
  • La couleur : côté rayures le jaune est plus vif et le noir plus marqué chez les guêpes, alors qu’il est davantage brun chez les abeilles
  • L’alimentation : les guêpes nourrissent leurs larves carnivores avec des insectes tandis que les abeilles alimentent leurs larves avec du nectar et du pollen
  • Caractéristique : chez les guêpes seule la femelle pique, et peut le faire à plusieurs reprises. 

Abeilles

Les abeilles ne sont en aucun cas des nuisibles et doivent être protégées. En effet elles sont le maillage essentiel de la pollinisation. De plus elles n’attaquent que si elles se sentent agressées, le risque est donc limité comparé aux guêpes ou aux frelons.nIl en existe des milliers d’espèces différentes, qui peuvent être solitaires, comme les abeilles sauvages qui ne produisent pas de miel, ou sociales, qui sont les abeilles domestiques (Apis mellifera).

Ces dernières sont rassemblées dans des ruches dirigées par une reine, où elles produisent du miel. Il arrive qu’au printemps un essaimage se produise, un groupe d’abeilles peut quitter la ruche pour former un nouvel essaim dans un endroit différent. On peut les retrouver dans des troncs d’arbre creux, une cheminée, un sous-toit, un grenier, mais aussi simplement sur une branche, contre une poutre ou derrière un volet…

Bien que l’abeille ne soit pas agressive de nature, la présence d’un essaim peut s’avérer dangereux, surtout en cas d’allergie connue, et source d’inquiétude. Dans ce cas la meilleure chose à faire est de nous contacter pour programmer un déplacement vers une ruche d’un apiculteur le plus proche.

 

Comment se passe une intervention ?

 

Une fois l’identification précise de l’insecte signalé établie, la première démarche de notre technicien sur le terrain va être de tenter de détruire celui-ci sans l’utilisation de produits chimiques, pour limiter l’impact environnemental.

 

Différentes étapes sont nécessaires :

– l’identification préalable de l’insecte signalé (par téléphone, avec une explication détaillée, ou par mail, photos à l’appui idéalement).

– la préparation du matériel nécessaire à l’intervention (équipement de protection renforcée, matériel spécifique à la récupération du nid, échelle, harnais, canne télescopique, nacelle, bombe de froid ou insecticide, etc.)

– l’expertise et la confirmation du type d’espèce présente, des lieux et du stade d’implantation, suivi de la sécurisation de la zone d’actions et du technicien

– la mise en place de moyens de destruction (mécanique, par écrasement, si le nid est peu développé, ou par l’utilisation de bombe de froid, voire d’insecticide si cela s’avère nécessaire)

– le décrochage du nid, si cela est possible et dans le maximum des cas, pour récupération puis compostage dans des bacs spécialement prévus à cet effet (ce qui permet au produit éventuellement utilisé de se désagréger)

 

En dernier recours, en cas de danger ou d’impossibilité technique d’accéder au nid, notre technicien peut avoir recours au paintball insecticide. Nos méthodes d’interventions sont conformes aux réglementations en vigueur et le personnel dispose d’un Certibiocide.

 

Notre équipe peut intervenir sur toute hauteur de bâtiments, des techniciens spécialisés ont une formation pour les accès difficiles (CACES nacelle). Une expertise préalable est nécessaire avant toute méthode d’intervention.

 

Pour le déplacement d’essaim d’abeilles, notre équipe en assure le suivi avec le soutien des apiculteurs, en privilégiant au maximum un transfert dans des ruches alentours.